Le Musée d'Art et d'Histoire de Puisaye
Le musée est une histoire de famille où se croisent l'esprit de Larousse et les idéaux de la république en matière d'éducation. Elle s'inscrit à travers les noms de Georges Moreau (1853-1934) et de Paul Huillard (1874-1966) qui ont consacré leur existence à mettre le savoir à la portée de tous.
Du 15 mars au 30 avril et du 1er octobre au 31 octobre
De 10h à 12h et de 14h à 17h
&
Du 2 mai au 30 septembre
De 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée : 5 euros
Gratuit pour les enfants, les étudiants,
les journalistes, les habitants
de Villiers-Saint-Benoît et La Villotte
(voir la liste des gratuités sur notre site)
FERMÉ LE 1er MAI
FERMÉ LE MARDI
Église de Villiers-Saint-Benoît - Église de La Villotte - La Chapelle Sainte Reine - Les lavoirs
L'ÉGLISE SAINT BENOÎT A VILLIERS-SAINT-BENOÎT
Construite sur l’emplacement d’une primitive chapelle mi-carolingienne mi-romaine du Xème siècle (vestige mis à jour en 1970 sous le contrefort N-E de l’église actuelle), se trouve tout près de l’ancienne abbaye avec laquelle elle devait communiquer par une porte maintenant murée, mais encore visible.
Elle évoque le gothique primaire du XIIIème siècle : une seule nef voutée en bois. Elle est précédée d’un clocher de pierre, à base carrée, avec un toit d’ardoise formant une « calotte pointue ». Ce toit a dû en remplacer un autre plus simple à 4 pans, terminé par 2 épis ; il date, semble-t-il d’une restauration de 1740.
Le portail du clocher est ogival ; celui de l’église, en plein centre ; la baie géminée à meneaux flamboyants du mur plat de l’abside, cachée par un retable est aussi du XIIIème siècle.
Un retable à colonnes torses, du XVIIème siècle, a pu être sculpté par un artisan de la région ; il contient en son centre une peinture « Saint-Benoît écrivant » qui rappelle les portraits de Philippe de Champaigne. De chaque côté de ce retable : deux fenêtres ouvertes de 1902, le vitrail de gauche du Maître-Autel représente une scène de la vie de Saint-Benoît : c’est la dernière rencontre de Benoît et de sa soeur Scolastique, dont le récit est donné par le Pape Saint Grégoire le Grand.
Le magnifique portail de l’église fut restauré en 1953 par Monsieur DELVAUX de Leugny, et rappelle en 5 scènes les phases principales de la vie du Saint.
RESTAURONS L'ÉGLISE SAINT LOUP A LA VILLOTTE
La Villotte est aujourd’hui un hameau de Villiers-Saint-Benoît et son église située au sommet d’une colline, est entourée par son cimetière et quelques maisons. L’édifice, dédié à Saint Loup a été refait au XVIème siècle, certainement à partir d’une construction du XIIème siècle, si l’on en juge par l’épaisseur des murs, la nef et la forme des baies.
Notre église possède une nef principale et un seul bas-côté au sud, de sorte qu’à l’extérieur elle semble un peu déséquilibrée, avec son toit très bas à droite. De ce fait, le clocher d’ardoise qui surplombe le pignon apparaît excentré et la dissymétrie est encore accentuée par le contrefort situé à la jonction des nefs, alors que les deux autres, en angle, épaulent la construction de chaque côté.
Son portail, surmonté d’un arc en accolade, ses voûtes - en berceau dans la nef principale, en croisées d’ogives - dans le collatéral, sa clôture de chœur datée de 1703, le tableau de son retable, sont autant de richesses qui donnent toute sa valeur à notre église. Des traces de polychromie témoignent de la présence de peintures murales. Ses pierres tombales évoquent les temps seigneuriaux, et la sépulture de Margueritte Colline, ci-devant maîtresse de la forge du Bréau, rappelle le grand centre d’exploitation du fer qui, autrefois, fit de la Villotte une bourgade active.
Après deux campagnes de travaux, concernant la mise hors d’eau de l’édifice, il nous resta à terminer la restauration intérieure, pour que ce lieu retrouve sa fonction initiale et devienne également un lieu d’expositions, d’échanges, de convivialité, de vie et de rencontres. Ce chantier représente un investissement financier conséquent pour notre petite commune rurale de 537 habitants. Le maintien en l’état de son patrimoine immobilier (deux églises, une chapelle, quatre lavoirs et un musée) grève son budget.
C’est pour cela que la commune a décidé d’engager en partenariat avec la Fondation du patrimoine et avec le concours de l’Association de Sauvegarde du Patrimoine de Villiers-Saint-Benoît et la Villotte, une souscription publique, pour aider au financement de cette restauration.
Vous prouvez, chaque année votre intérêt pour notre église lors de son ouverture au public en août. Aussi, particuliers, association, entreprises, nous vous offrons la possibilité de participer à la sauvegarde de ce témoin de la vie de notre village depuis plusieurs siècles !
Vous pouvez nous aider en faisant un don par chèque ou via le site internet sécurisé de la Fondation du patrimoine. Chaque donateur pourra bénéficier de déductions fiscales incitatives et la Fondation pourra ajouter un financement complémentaire en fonction du montant de la collecte de dons. Alors, mobilisons-nous !
CHAPELLE SAINT REINE
Cette jolie chapelle date du XII siècle, remaniée au XVII siècle a été restaurée en 1992 et 1995. Elle est située dans un champ sur le bord du chemin GR qui part de Villiers-Saint-Benoit.
Son grand moment de gloire reste le pèlerinage de Sainte-Reine, le premier dimanche de septembre, pour lequel se déplacent une quarantaine de personnes. Sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, la chapelle était autrefois une étape importante. Les archives rapportent que des milliers de pèlerins assistaient à la messe de septembre, venant parfois de très loin avec leurs propres moyens.
Sainte-Reine, martyre bourguignonne
Sainte-Reine, née vers 270 à Alise en Côte-d'Or fut interpellée par Olibrius, alors gouverneur des Gaules. Refusant de se soumettre et d'honorer les dieux romains, elle fut torturée et exécutée. La chapelle dédiée à la martyre bourguignonne a été construite à Villiers-Saint-Benoît au XVII e siècle. En 1663, les archives relèvent que plus de 20.000 pauvres vinrent à Sainte-Reine et 60.000 quelques années plus tard.
LES LAVOIRS
La commune possède 3 lavoirs. Le plus remarquable ce trouve sur notre Pâtis près de la gare de notre village. C'est un lavoir monumental bâti en 1883, sur un ancien lavoir, selon un projet de l'architecte Brion d'Auxerre du 15 avril 1881, pour 11.394,00 francs ; décor de pierres et de briques disposées en table ; toit à lanterneau, porté par des colonnes de fonte ; cheminée ; l'eau vient d'une source située à quelques mètres, et rejoint un bras de l'Ouanne, par un aqueduc de vidange et un fossé.
POUR VISITER L'ÉGLISE SAINT BENOÎT A VILLIERS-SAINT-BENOÎT
Vous pouvez retirer les clés de l'Église auprès du personnel du Musée d'Art et d'Histoire de Puisaye du 15 mars au 31 octobre (horaires d'ouvertures sur le site) et du 1 novembre au 14 mars à la Mairie de Villiers-Saint-Benoît aux horaires d'ouvertures.
Les Grands Hommes
NOS ILLUSTRES PERSONNAGES
Pierre-Augustin Boyer :
Instituteur, diplômé de l' École normale en 1837-1838, il enseigne d'abord à la colonie agricole de Mettray qu'il quitte en 1840. En 1842-1843, il devient instituteur de Saint-Fargeau avant d'être nommé à Villiers-Saint-Benoît (1849). En parallèle, de 1843 à 1848, il diffuse des ouvrages destinés à l'enseignement élémentaire. Républicain laïc, il est démis de ses fonctions en mai 1851. En juin 1851, il rencontre Pierre Larousse à Paris avec qui il s'associe en 1852 pour créer la Maison Larousse et Boyer. Leur production deviendra alors très importante. En 1858, Boyer fonde l’École normale, un journal destiné aux enseignants. Il y défendra les principes de gratuité scolaire et d'obligation de l'enseignement primaire. En 1863, P-A Boyer rachète la librairie Larousse et devient ainsi le principal diffuseur des éditions Larousse. La dissolution ne sera malgré tout pas déposée au tribunal de commerce de la Seine. Le 17 avril 1869, P-A Boyer quitte Larousse, tout en restant en bon terme avec lui pour fonder la Maison Boyer et Cie. Il publiera alors de nombreuses œuvres classiques. L'entreprise devient Libraire A.Boyer et Cie, Ancienne Maison Larousse et Boyer et diffuse les ouvrages scolaires et le dictionnaire Larousse tout en faisant imprimer ses propres ouvrages par Larousse. Les deux maisons seront de nouveau réunifiées en 1885 au sein de la Librairie Larousse .
Georges Moreau :
Gendre de Pierre Larousse et codirecteur des Éditions Larousse, dont les ouvrages scolaires font référence dès le milieu du XIXe siècle. Georges Moreau créa deux " Foyers Enfance et Jeunesse " l'un à Paris l'autre à Villiers-Saint-Benoît. Ce furent des petites maisons de la culture avant la lettre, car Moreau pensait qu'" en développant le goût inné de la beauté chez les petits campagnards, en faisant l'application à des travaux pratiques, on pouvait ressusciter l'art régional, lui donner une impulsion nouvelle et, ce faisant, ôter le goût de quitter la terre et le contact de la nature aux enfants des villages "
Paul-Emile Huillard :
Architecte-décorateur, gendre de Georges Moreau et fondateur du Musée d'art régional de Villiers-saint-Benoît
Pierre Augustin Boyer Paul Huillard