Commune Forestière

 La forêt communale en chiffres:

Surface totale : 339,39 ha
Nombre de parcelles : 42
Capital sur pied: 15,6 m²/ha
Recette pour l'année 2015 : 42 147 €
Dépense pour l'année 2015 : 10 500, 37 €
Nombre d'affouagistes hiver 2015-2016 : 57

Présentation de la forêt

La forêt communale se développe sur des sols globalement favorables à la production ligneuse. 96 % de la forêt se situe sur des sols aux potentialités moyennes à bonnes. Néanmoins les sols sont très sensibles au tassement. Le chêne représente 90 % des arbres de la futaie. Le chêne sessile prend progressivement le dessus sur le chêne pédonculé qui souffre plus du changement climatique. Le taillis est essentiellement constitué de charme, accompagné de tremble et de bouleau.

L'aménagement de la forêt sur la période 2015-2034

Sur proposition de l'ONF, la municipalité a choisi de gérer la forêt en "futaie jardinée" Dans ce mode d'exploitation en futaie irrégulière, la régénération n'est plus envisagée par parcelle entière, mais à l'intérieur même de chaque parcelle par petites tâches localisées.
Cette gestion nécessite des éclaircies dans la futaie qui auront pour but d'améliorer les peuplement en place. Cette amélioration des peuplements passe par la récolte des bois arrivés à maturité, des Bois Moyens et Petits Bois de mauvaise qualité au profit des bois de meilleure qualité tous diamètres confondus.
D'autre par des éclaircies de taillis devront être réalisés pour favoriser l'installation et le développement des semis, et le grossissement des bois restants.
Cela implique aussi une gestion fine de la lumière arrivant au sol pour les semis. Ce retour à la lumière devra favoriser la disponibilité alimentaire pour le gibier et ses possibilités d'abri.
Cette gestion doit maintenir un niveau de capital sur pied équivalent ou légèrement supérieur à l'état actuel.
La valeur des bois conservés (et donc du patrimoine communal) augmentera fortement sur cette période.

Bilan prévisionnel des volumes à récolter sur la période 2015-2034

Volume taillis + houppier
sur 20 ans

Volume annuel taillis + houppier

Volume grumes
sur 20 ans

Volume annuel grumes

Volume total
sur 20 ans

Volume annuel

16 740 m ³

837 m³ *

(soit +112%) 

  13 260 m³

663 m³

(soit + 92 %)

30 000m³

1500 m³

(soit4,4m³/ha/an)

   * 837 m³ = environ 1255 stères

Bilan financier prévisionnel sur la période 2015-2034

Recettes : 1 011 600 €, soit 50 580 €/an, soit 149 €/ha/an.
Dépenses : 400 690 €, soit 20 035 €/an, soit 59 €/ha/an.

Ces dépenses incluant 114 000 € de travaux d'infrastructure (route forestières, places de retournement) qui peuvent être subventionnés.
A ce jour, la municipalité ne souhaite pas s'engager dans ces travaux.

Bilan financier : 610 910 €, soit 30 545 €/an, soit 90 €/ha/an.

La production de plaquettes pour les chaudières communales.

Le volume de bois de chauffage actuellement disponible permet d'envisager notre propre production de bois déchiqueté.
En 2015, la municipalité fait exploiter 150 stères de bois pour l'alimentation du chauffage des bâtiments communaux. Ce volume correspond à environ 50 % de la consommation annuelle.

L'affouage

Le volume de bois de chauffage disponible dans notre forêt communale permet de pérenniser l'affouage.
Chaque habitant de la commune peut s'inscrire sur la liste affouagère et exploiter le bois qui lui est délivré pour son propre chauffage.
La taxe affouagère est fixée à 15 € pour l'année 2016.

Villiers-Saint-Benoît veut se chauffer avec son bois

Jérôme Buttner, devant la chaudière gérée par Raphaël Laveau, aidé de Benoît.

Dotée d’une chaufferie à bois depuis 1995, la municipalité souhaite profiter de la forêt communale pour chauffer plusieurs bâtiments.Une phase de test concernant 150 stères a été lancée pour l'hiver prochain.

L'idée a d'abord germé dans l'esprit de Gérard Bourguignon, ancien maire deVilliers-Saint-Benoît. « Il pensait déjà qu'il fallait se chauffer autrement. Lorsqu'il a monté la chaudière à bois en 1995, ce système n'était pas très développé. Le bois communal n'a été exploité que pendant un temps », explique Jérôme Buttner, vice-président de la commission bois.

« À la fin, on espère baisser de 40 % le prix »

À travers elle, depuis mai 2015, l'élu municipal travaille à faire renaître le concept pour l'appliquer à l'hiver 2016. « Villiers-Saint-Benoît est une des communes les plus forestières de l'Yonne (500 habitants pour 339 ha). Selon le plan de gestion réalisé avec l'Office national des forêts pour 2015 - 2034, le volume de bois de chauffage est estimé à 1.250 stères. C'est plus que sur la période précédente. » Par plus, l'élu entend une augmentation de plus de 100 %.

Cependant, la possible exploitation de la forêt doit se faire sous certaines conditions, pour le conseil municipal. Outre la vente de certaines grumes de chênes matures, la forêt sert avant tout aux Villerois.

« En 2015, nous comptons 57 affouagistes : la forêt est communale donc les habitants peuvent profiter du bois pour se chauffer contre une taxe de 15 €. C'est une priorité. »

En guise de test, un bûcheron toucycois a été embauché pour couper – « Tous les 25 mètres, une ouverture sur 4 mètres » – et débarder 150 stères de bois, « la moitié de nos besoins en chauffage ». La municipalité cherche encore une entreprise pour prendre en charge le broyage pendant l'été.

Raphaël Laveau entrerait ensuite en scène. Le responsable des deux chaudières communales (la seconde chauffe un lotissement de huit logements), prend « une matinée par semaine pour charger le silo »
« Le reste c'est du ramonage et des visites régulières. »

En plus d'être présentée comme écologique, la solution serait économique :
« C'est un investissement, un choix. À la fin, on espère baisser de 40 % le prix du chauffage », avance Jérôme Buttner.

 

Le projet en chiffres : 

27.000 : en euros, la somme allouée à l'achat de plaquettes pour la chaufferie l'an passé.
2.529 : en mètres carrés, la surface concernée. En effet, la chaudière chauffe actuellement la mairie, l'école et, à 560 mètres de tuyauterie de là, le musée.
450 : en mètres cubes, la quantité de plaquettes utilisée en moyenne chaque année pour chauffer les bâtiments. Soit 300 stères de bois. « Tout dépend du calibrage du broyage et de l'essence du bois. Mais, un stère équivaut environ à 1,5 m ³ de plaquettes. C'est-à-dire près de 350 kg », a appris Raphaël Laveau aux élèves des six écoles TEPosiennes venus découvrir le fonctionnement de la chaufferie.
339 : en hectares, la forêt communale, composée essentiellement de charmes, qui entoure la commune de Villiers-Saint-Benoît. « C'est l'équivalent de 680 terrains de football », a expliqué Jérôme Buttner.
111 : le nombre de radiateurs qui dépendent de la chaufferie à bois. « Toutes les 40 secondes, la visse se met en route pour approvisionner le foyer en plaquettes », détaille Raphaël Laveau.

Article de Nora Gutting nora.gutting@centrefrance.com

 

Chapitre de la forêt

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